Katmandu - Lukla - Phakding

Dimanche 30 octobre 2011 - Dénivelé ascendant 200m - Dénivelé descendant 440m - Distance 8km

Carte Lukla - Phakding

Nous sommes debout à 5H00, et nous quittons l'hôtel à 6H30 pour rejoindre l'aéroport de Katmandu en autobus.

Il est 8H30 lorsque nous embarquons dans un petit avion rustique, mais visiblement adapté à la situation. Nous avons même une hôtesse de l'air dont la seule fonction semble être de nous offrir un bonbon avant le décollage... Nous sommes bien attachés sur nos sièges pliants en toile, et le vol semble se dérouler sans problème, dans la mesure où le copilote se permet de lire le journal... Nous voici rassurés sur notre destination, l'aéroport de Lukla ayant la réputation d'être le plus dangereux du monde... Le temps est peu nuageux, et la vue sur la chaîne de l'Himalaya est superbe. Le passage au ras des cols nous permet d'avoir un premier aperçu rapproché sur les paysages que nous allons côtoyer pendant onze jours.

Nous embarquons dans un petit avion rustique...

Le poste de pilotage...Face à nous: les montagnes...Lecture en vol... Peut-être cherche-t-il la météo sur Lukla?

La piste est en vue, bien dans l'axe de notre aéronef, et la descente finale se conclue par un atterrissage en douceur qui déclenche une salve d'applaudissements pour féliciter et remercier l'équipage...

La piste est en vue...L'aéroport de Lukla

Il est 9H00, et les formalités de sortie de l'aéroport se limitent à franchir le portail, pour nous engager immédiatement sur un chemin de terre qui fait office d'avenue principale pour traverser le village de Lukla, à 2840m d'altitude. Les porteurs, encadrés par "An Ten Di" notre sirdar, se chargent de convoyer nos bagages. Jusqu'à notre retour à Lukla, ils les transporteront quotidiennement sur les sentiers, à raison de 30kg sur le dos, souvent chaussés de tongs ou de vieux tennis, et généralement sans chaussette...

Un chemin de terre fait office d'avenue principale pour traverser le village de Lukla

La rue principale est bordée de nombreuses échoppes qui débordent de matériel de montagne et de produits locaux traditionnels. Christiane achète un bonnet de laine traditionnel, doublé en polaire, pour 250 roupies (2,50€), et elle ne le regrettera pas lorsque nous atteindrons l'altitude de 4000m et au-dessus...

Nous faisons une halte pour boire le thé dans un lodge où nous reviendrons la semaine prochaine pour passer la dernière nuit avant de reprendre l'avion pour Katmandu.

Nous nous mettons en route vers 10H30, en empruntant "l'autoroute de l'Everest". Ici, tous les déplacements et tous les transports se font à pied. Aucune roue de quelque engin que ce soit ne pourrait circuler en franchissant les très nombreuses marches d'escaliers qui jalonnent l'itinéraire. Porteurs aux charges démesurées ( jusqu'à 70kg ! ), yaks et szopkios (croisement entre un taureau-yak et une nak, femelle du yak), enfants, moulins à prières, pierres gravées, drapeaux de prières, stupas ou chörtens, une avalanche d'images qui nous transportent immédiatement dans un monde nouveau... En fait, les moulins à prières remplacent les innombrables pierres gravées visibles tout au long de nos chemins. Ils contiennent des prières, et le fait de faire tourner ces moulins, permet aux prières de s'envoler pour nous protéger. La prière qui revient indéfiniment est "Om mani padme hum", mantra d'invocation adressé aux divinités afin qu'ils aident le dévot à se libérer du cycle des réincarnations.

Portique à la sortie de Lukla.Les porteurs ont déposé leurs charges sur le bord du chemin.

Nous prenons notre repas dans le lodge tenu par la famille d'An Ten Di (notre sirdar), ce qui nous permet de faire connaissance de son épouse et de son petit bébé âgé d'un mois et demi, qui dort dans un berceau en osier, posé sur une banquette de la salle à manger. Le jus d'orange chaud nous surprend un peu, mais au fil des jours, nous apprécierons de plus en plus ce breuvage désaltérant servi en apéritif du repas de midi. Le repas est composé de carottes et de pommes de terre accompagnées d'un genre de beignet tout à fait excellent.

Excellent repas chez An Ten DiLe fils de An Ten Di notre sirdar.

Pierres et moulin à prières.

Reprenant notre chemin, les petites maisons de pierres aux fenêtres colorées, dispersées au milieu des parcelles délimitées par des murs en pierres sèches, nous donnent une sensation de sérénité. Nous rejoignons la Dudh Koshi Nadi, la « rivière de lait » au niveau du village de Ghat (2580m), le point le plus bas de notre trek.

Pont sur la Dudh Koshi Nadi

Femme portant un berceau...Et à l'intérieur du berceau...Le fils ainé travaillant au champ...

Sur le bord du chemin, quelques porteurs ont fait une pause et se passionnent pour une partie de Carom, jeu typiquement népalais. C'est une sorte de billard dans lequel il y a un jeton principal qui sert a percuter les autres jetons afin de les faire tomber dans les quatre trous situés à chaque angle du plateau de jeu.

Suelques porteurs font une partie de Carom...

L'itinéraire se poursuit en franchissant plusieurs passerelles métalliques suspendues au-dessus de la rivière. Des quantités de drapeaux de prières sont accrochés à ces passerelles, apportant toutes les garanties nécessaires pour assurer notre sécurité... Globalement, notre étape est censée nous faire descendre d'une centaine de mètres, mais les multiples montagnes russes du chemin nous permettent de nous rendre compte que nous évoluons déjà en altitude... Les quelques montées les plus sévères, équipées de marches d'escaliers souvent un peu hautes nous mettent dans l'ambiance pour les prochaines étapes...

Toujours la même prière gravée sur les rochers.

Moine bouddhiste récitant son chapelet devant un moulin à prières.Moulins à prières...Des mâts de prières protègent aussi les maisons.

Dans chaque édifice se trouve un moulin à prières...

La vallée de la Dudh Koshi Nadi.Scène du quotidien.

Un chorten sur le bord du chemin.La riviaire de lait...

A Phakding, nous franchissons la dernière passerelle de la journée pour rejoindre notre lodge: le "Mountain Resort", où l'on nous sert un thé dès notre arrivée. Il ne faut perdre aucune occasion de boire pour éviter le mal d'altitude, et toutes les boissons chaudes sont les bienvenues... Comme à chacune de nos étapes, nous bénéficions d'une chambre à deux lits, propre et (presque) confortable... Aucune chambre n'est chauffée dans les lodges. Le plus souvent (pas toujours), un poêle est placé au centre de la salle commune où nous prenons le repas du soir, il est allumé de 18 à 20H00 en général. Les sherpas se placent généralement autour de lui, et il constitue l'attraction principale de la soirée.

PhakdingNous franchissons la dernière passerelle de la journée pour rejoindre notre lodge

Notre lodge: le "Mountain Resort"

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